Moutarde

Publié le par cynthia

Brassica alba, BRASSICACEAE


 la moutarde est une plante dont les graines et les feuilles sont comestibles

 

 

Ses graines sont fortement antioxydantes.
Ses feuilles sont particulièrement riches en vitamines et en minéraux.

 

excellent engrais vert, du fait que ses racines ont le pouvoir de défoncer les sols trop lourds et de les ameublir en profondeur.

 

récoltées jeunes, les feuilles feront un excellent légume, que vous pourrez manger cru - si elles sont très très jeunes - ou cuit, à la vapeur ou sauté. Une fois bien développées, les feuilles deviennent plus coriaces et plus amères. Qu'à cela ne tienne! Portez alors votre attention sur les fleurs, que vous pourrez ajouter en petite quantité aux salades, ou faire légèrement cuire à la manière des brocolis. Puis, dès que les jeunes gousses (qu'on appelle siliques) sont formées, cueillez-les et faites-les sauter avec d'autres légumes, des pois mange-tout par exemple. Finalement, lorsque les graines sont formées et que les siliques viennent tout juste de virer du vert au jaune, il est temps de les récolter et de les faire sécher lentement sur une toile moustiquaire. Vous pourrez toujours utiliser les graines pour faire de la moutarde préparée, mais pourquoi ne pas plutôt les faire germer en bac à l'intérieur, histoire de vous fournir en plein hiver une petite salade délicieuse

 

Comme la majorité des plantes de la famille des crucifères, la moutarde (ses feuilles) est antiscorbutique, à cause notamment de sa très grande richesse en vitamine C. C'est en effet grâce aux barils de choucroute que les capitaines au long cours avaient eu l'intelligence de charger à bord avant le départ que les équipages survivaient au scorbut. Et n'allez pas croire que cette maladie n'existe plus à notre époque et dans nos pays riches! Selon de nombreux experts, beaucoup d'entre nous se trouvent sans le savoir dans un état préscorbutique, lié à une carence en vitamine C. D'ailleurs, en Chine, on considère les feuilles de moutarde comme un bon tonique printanier et un bon dépuratif et, durant cette saison, elles figurent régulièrement au menu. Mangez donc vos feuilles de moutarde crues ou lactofermentées aussi souvent que possible.

En Chine, on emploie les feuilles en cataplasme pour soigner les abcès de l'anus.

Le bain à la moutarde (1/2 tasse de moutarde mélangée à de l'eau froide, puis le tout est ajouté à l'eau du bain) est excellent contre les refroidissements et les frissons. Il stimule l'ensemble de l'organisme.

La mouche de moutarde fait tellement partie de notre folklore qu'il paraît superflu d'en parler. Et pourtant, nombreux sont ceux qui n'en ont jamais expérimenté les bienfaits. On l'a employée bien sûr pour soigner la bronchite, le rhume et diverses autres affections respiratoires, mais également les maladies rhumatismales, les névralgies ainsi que la congestion céphalique ou utérine (pour les crampes menstruelles, notamment), ou pour soulager les raideurs dans la zone des épaules et de la nuque et y rétablir la circulation. Révulsive, elle produit un afflux de sang dans la région du corps où on l'applique, ce qui permet ainsi de décongestionner l'organe visé par le traitement. Selon qu'on voulait préparer un cataplasme ou un sinapisme, on mélangeait la farine obtenue par broyage des graines à de la farine de lin et de l'eau tiède, ou on l'employait seule, délayée avec de l'eau tiède. On enduisait ensuite un tissu de cette préparation, on le repliait afin d'éviter le contact direct de la farine avec la peau et on appliquait le tout sur la poitrine ou le dos, en ne dépassant pas, pour le sinapisme, qui est beaucoup plus révulsif que le cataplasme, les 10 ou 15 minutes. Plus que cela et les sujets à peau fragile se voyaient couverts de cloques se transformant en plaies parfois graves, voire en gangrène. On ne rigole pas avec la moutarde!

On a longtemps prescrit les graines par voie interne pour soigner divers problèmes (dyspepsie, atonie de l'estomac ou des intestins, chlorose, gaz, constipation). C'était, soi-disant, un traitement divin contre la paralysie. Toutefois, comme l'administration par voie interne est assez délicate et peut provoquer une intoxication, cette pratique a été abandonnée.

On extrayait jadis par distillation, et après macération dans l'eau, une huile des graines de la moutarde noire. Plus pratique que la poudre, elle était employée de la même manière et pour les mêmes indications, après avoir été diluée dans 60 parties d'alcool.


http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HerbierMedicinal/Plante.aspx?doc=moutarde_hm

 

 

 

 

 

 

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Publié dans plantes herbassées

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