Ferme permaculturelle à plusieurs
article de : arpent nourricier
http://www.arpentnourricier.org/7-idees-dentreprises-pour-la-transition/
Quand on veut produire à une échelle professionnelle sur un modèle inspiré de la permaculture, on se heurte à une limite correspondant au nombre d’espèces qu’on est en mesure de gérer seul. En effet, la diversité est un élément clé des systèmes parmaculturels, mais si on doit gérer 100 ou 200 productions différentes, on peut se retrouver dépassé par les événements — sans compter qu’on ne peut pas être un expert en toute chose.
De surcroît, si on veut transformer les produits sur place (ce qui est la tendance générale dans une perspective de relocalisation) on n’est pas en mesure de s’équiper pour toutes les productions (farine et pain, crème de marrons, confitures et pâtes de fruits, canard, etc.)
La solution que j’ai entendue dans l’un des épisodes de l’excellent podcast du Land Stewardship Project (en anglais) consiste à se mettre à plusieurs sur le même terrain. Plutôt que d’avoir qui son verger de pommiers, qui son lopin avec des fruits rouges, qui son bois avec des noisetiers et des châtaigniers, on se met tous sur le même terrain, en alternant les rangées, avec les noisetiers adossés aux châtaigniers, les framboisiers au pied des noisetiers, les fraises en couvre-sol, les poireaux juste après, etc. On maximise la biodiversité et le complémentarités, chacun s’occupant de sa spécialité, même si tout le monde peut donner un coup de main. Évidemment, cette organisation doit être sacrément peaufinée au niveau des relations humaines pour éviter le clash, donc probablement à bétonner avec des stages de gestion de conflit et autres coaching et savoir-faire de médiation.
Bon voilà, si vous avez d’autres idées… Je me rends compte que les miennes tournent beaucoup autour du ‘gagnant-gagnant-gagnant’ (producteur, consommateur, écosystème) et d’une diversification de l’offre.